par Gosseyn, le 16 octobre 2006.
(dernière modification le 1er novembre 2006, merci à Marielle pour la relecture)
En un beau samedi du mois de septembre, j'ai
parcouru l'Apple Expo à la Porte de Versailles à Paris,
et j'ai craqué pour le nouveau portable d'Apple, le
MacBook Pro. Une semaine après je récupérai la machine
chez CLG Informatique, chez qui je l'avais commandée.
Cette nouvelle et belle machine allait remplacer mon
vieillissant bien que toujours fonctionnel Powerbook G4
datant de 2003, et lui aussi acquis sur l'Apple Expo.
Cet article relate la migration que j'ai effectuée entre les deux machines, et met l'accent sur la différence d'utilisation et de performances constatées. Il ne contient en fait aucune mesure comparable à celles que fournissent les benchmarks que l'on trouve dans la presse spécialisée. D'autres articles fourniront toutes les valeurs de mesure utiles pour comparer scientifiquement les deux machines. Il s'agit plus, de mon côté, de mesurer les sensations produites lors de l'utilisation de cette nouvelle machine, comparativement à la précédente.
Voici les spécifications des deux machines (en gras, les plus de chaque machine)
L'ancienne machine :
Powerbook (dit "Alubook") aluminium
Processeur type PowerPC G4 à 1,25 Ghz
Ecran LCD 15", résolution : 1280x854 (format 16/9e)
Mémoire vive : 512 Mo
Disque dur 80 Go 4200 tpm, interface ATA.
Wifi 54G, Bluetooth, Ethernet Gigabit (10/100/1000 Mbps)
Port : 1 FW 400, 1 FW 800, 2 USB2, 1 sortie vidéo numérique DVI, 1 sortie analogique SVHS, 1 port PCMCIA, 1 jack sortie stéréo, 1 jack entrée stéréo (line in).
Carte graphique ATI Radeon 9600 avec 64 Mo de DDR SDRAM.
1 modem V92 interne
Clavier rétro-éclairé (avec réglage automatique d'ambiance)
Nouvelle machine :
MacBook Pro
Processeur type Intel Dual Core à 2,16 Ghz (double coeur)
Ecran LCD 15,4", résolution : 1440x900 (format 16/9e)
Mémoire vive : 1 Go
Disque dur 100 Go 5400 tpm, interface SATA.
Wifi 54G, Bluetooth 2.0 + EDR (Enhanced Data Rate), Ethernet Gigabit (10/100/1000 Mbps)
Port : 1 FW 400, 2 USB2, 1 sortie vidéo numérique DVI double liaison, 1 port ExpressCard/34, 1 jack sortie stéréo audio-numérique optique combinée, 1 jack entrée stéréo (line in) audio-numérique optique combinée.
Carte graphique Mobility Radeon X1600 avec 256 Mo de GDDR3.
Webcam iSight intégrée
Clavier rétro-éclairé (avec réglage automatique d'ambiance)
Récepteur infra-rouge et télécommande Frontrow fournie.
Il est à noter que le Powerbook ne dispose que de 512 Mo de RAM tandis que le MacBook Pro dispose, lui, d'1 Go de RAM, ce qui peut évidemment fausser les tests. Mais tant pis, ce qui m'importe c'est le confort d'utilisation. Après tout, il est assez normal d'augmenter la capacité de la RAM lorsque l'on change de machine. A noter également, que le powerbook s'avérait plus rapide au départ, lors de l'achat, puisqu'équipé de MacOS X.2 (Jaguar). Depuis, cette machine a subi deux migrations logicielles (MacOS X 10.3 "Panther" puis MacOS X 10.4 "Tiger"). Depuis l'installation de Tiger, la machine est un peu moins véloce.
A première vue, les deux machines sont identiques : deux très beaux portables en aluminium couleur métallisée, comme le montre la photo ci-contre. Le MacBook Pro est à gauche, tandis que le Powerbook G4, à droite. Cependant, leurs dimensions, leurs poids diffèrent.
Les principales différences qui accélèrent la machine :
- Processeur double coeur à 2,16 Ghz au lieu d'un mono-coeur G4 à 1,25 Ghz.
- Disque dur 5400 tpm contre 4200 tpm
- Vitesse du bus interne accéléré.
- 1 Go de RAM au lieu de 512 Mo. (le type SDRAM est aussi supérieur)
On peut voir sur la photo
ci-contre que le Powerbook (au dessous) est plus
épais que le MacBook Pro, qui lui est plus large. On
remarque sur le MacBook Pro un point noir, c'est le
récepteur infrarouge pour la télécommande Apple (à
droite). On ne le voit pas sur la photo, mais le
système de fermeture de l'écran du MacBook pro est
aussi plus stable (deux attaches au lieu d'une sur
le Powerbook).
Différences de confort entre les deux machines :
- Ecran plus lumineux de 40% (ça change tout au niveau confort, surtout en plein jour).
- Plus grande résolution (1440x900 contre 1280x854), très appréciable aussi.
- Webcam Apple iSight intégrée avec une qualité identique à mon ancienne iSight externe. La webcam peut désormais suivre son maître partout où il se rend ;-)
- Autonomie accrue sur batterie (supérieure à 3h sur le MacBook Pro, tandis qu'elle était comprise entre 1h30 et 2h sur le powerbook)
- Meilleure antenne Wifi. Ca n'est pas précisé par Apple mais je l'ai remarqué à l'utilisation, en captant des réseaux que je n'avais pas auparavant au même endroit.
- Possibilité d'installer Windows en double boot grâce à « BootCamp » d'Apple (puisque l'on est maintenant sur processeur Intel), ceci me permet d'utiliser cette machine dans le cadre de mon boulot également puisque je travaille alors sous Windows.
- Logiciel FrontRow et
télécommande infrarouge permettant de transformer la
machine en média-center. Pratique pour regarder les
DVD, on pose le MBP à un endroit, on s'assoit et la
télécommande fait le reste.
- Le transformateur, plus puissant sur la nouvelle machine, est aussi plus volumineux que l'ancien.
- La prise d'alimentation est aimantée (procédé MagSafe), ce qui permet 1) de la connecter et de la déconnecter plus facilement, 2) de limiter le forçage de la prise et d'augmenter sa durée de vie.
Le reste tient plus de la compatibilité logicielle entre les deux machines, et les deux architectures. En effet, le Powerbook comportait une architecture PowerPC et le MacBook Pro est pour sa part équipé d'une architecture Intel x86, les deux étant incompatibles. Se pose donc normalement dans ce cas le problème pour l'utilisateur de devoir acquérir (de manière payante ou gratuite) de nouvelles versions de ses programmes favoris. Le problème ne se pose pas pour les programmes habituellement fournis par Apple avec ses ordinateurs : MacOS X et la suite des iApplications (iTunes, iMovie, iPhoto, Garageband et le dernier iWeb) sont fournis dans des versions compatibles à la fois avec les anciens macs et les nouveaux. Leur format, hybride, est appelé "Universal Binary" (binaire universel). Il convient donc de se procurer des versions "universelles" des applications que l'on utilise ordinairement, et qui ne sont pas fournies par Apple, ce qui occasionne un coût non négligeable.
Heureusement, Apple a prévu que les utilisateurs qui n'ont pas les moyens de pouvoir racheter tous leurs anciens programmes en version universelle (c'est-à-dire la plupart des utilisateurs) n'aient pas besoin de le faire, grâce à son émulateur Rosetta. Rosetta n'est lancé que lorsqu' une application compatible PowerPC uniquement est exécutée. Alors, de maniere complètement transparente, Rosetta exécute cette application comme s'il s'agissait d'une application pour processeur Intel. J'insiste sur le fait que cela est complètement transparent, car si l'on n'examine pas l'application pour voir sa provenance, on ne sait rien de son type. Ceci est un avantage énorme et Apple a parfaitement réussi avec cet émulateur à conserver les clients qui auraient pu douter de vouloir passer sur Macintel. Il n'est absolument pas besoin de changer ses applications et l'on peut tout à fait conserver ses applications anciennes qui fonctionneront parfaitement sur les nouveaux macs. Seule la vitesse d'exécution pourrait être problématique puisque ces applications sont traduites en instructions Intel lors de leur exécution, mais la vélocité du nouveau processeur Intel adoucit la différence. Comme vous allez le voir, la différence de vitesse n'est pas tellement dérangeante.
Voici les mesures de démarrage des applications entre les deux machines, en version PPC (donc émulé par Rosetta sur Intel) et Universal Binary. Le second démarrage est en toujours plus rapide d'environ 50% (notamment pour Photoshop), et cela est également vrai pour le fonctionnement avec Rosetta. Enfin, l'utilisation de Rosetta est complètement transparente pour l'utilisateur. Attention, je tiens à préciser que ces mesures sont toutes relatives et ne permettent pas de comparer des performances. Elles sont juste, pour moi, un moyen de me rendre compte des performances de l'émulateur Rosetta et de réfléchir sur la nécessité de migrer toutes ses applications en Universal Binary.
Temps de démarrage des deux machines, en deux temps :
- Allumage jusqu'à login de session : MacBook Pro : 25s contre Powerbook : 56s
- Ouverture de session jusqu'à arrêt complet du disque dur : MacBook Pro : 48s contre Powerbook : 55s.
Démarrage des applications suivantes :
Firefox 1.5 :
- PPC G4 : 12"7
- PPC sur Intel : 8"2
- Universal : 6"
Photoshop Elements :
- PPC G4 : 23"
- PPC sur Intel : 28"3
- Universal : ND
NeoOffice Aqua beta3:
- PPC G4 : 13"8
- PPC sur Intel : Ne se lance pas.
- Universal : 7"7
Apple Pages 2:
- PPC G4 : 8"3
- PPC sur Intel : 12"2
- Universal : pas testé, car version 3 seulement dispo dans ce format.
Video Lan Client 0.84:
- PPC G4 : 5"
- PPC sur Intel : 7"5
- Universal : 7"7
Exemple de traitement sur une image dans Photoshop :
- PPC G4 : 5"1
- PPC sur intel : 7"
On le voit, les versions Intel des applications n'apportent pas un gain de vitesse énorme et l'émulateur PPC Rosetta se révèle réellement très performant. Si on n'y prend garde, une application PowerPC peut passer pour une application Intel car elle est relativement rapide à s'exécuter. J'ajoute que j'apprécie tout particulièrement de pouvoir continuer à faire tourner mes vieux jeux "PPC only" que je pensais devoir abandonner (Il aurait été possible de rebooter sur Windows). Bravo Apple, sur ce coup là, ils ont été bons, très bons.
Par ailleurs, après migration, on se dit qu'il ne va peut-être pas être si urgent de migrer toutes ses applications en version Intel, voire peut-être pas nécessaire, une chose à laquelle je ne me serais pas attendu avant de changer de machine et de l'éprouver réellement.
Globalement, il a été beaucoup plus facile de transférer mes fichiers de Mac à Mac (sous OS X) que de PC à Mac sous Windows. Sur MacOS X, une fois le système installé (ou bien lors de l'installation c'est selon), on lance l'assistant migration, on branche l'ancien ordi en mode "target" (fonctionne comme un disque dur externe, n'est possible qu'avec les portables Macintosh) avec un cable firewire et on sélectionne le compte utilisateur à récupérer. Il récupère l'intégralité des fichiers, des paramètres des applications, et si on le désire, les applications elles-mêmes. Afin de nettoyer un peu, j'ai choisi de migrer les applications manuellement. C'est assez simple en même temps, il suffit de connecter l'ordinateur en disque cible (target) et de faire glisser les applications du dossier Applications de l'ancien ordinateur vers le dossier Applications du nouveau. Il faut faire partie des administrateurs de la machine pour faire cela, normal. Pour la plupart des applications, ça marche (sauf si des fichiers "librairies" ont été installés dans le système précédent et ne sont pas installés sur le nouveau système). Je n'ai pas eu le cas.
Quid du MacBook Pro Sous Windows :
Bon, le sujet a déjà été
traité. On télécharge et on installe la bêta de
BootCamp, le logiciel fourni gratuitement par Apple
et qui permet d'émuler le Bios d'un PC pour pouvoir
installer Windows sur le Mac (vous suivez). A
l'issue de l'installation de Windows, qui ne se
déroule pas plus rapidement que sur n'importe quel
PC possédant la même architecture, on peut
redémarrer la machine, et, en appuyant sur la touche
ALT (Option sur Mac) après le gong du démarrage, on
se trouve sur un joli menu made in Apple, permettant
de choisir de démarrer sur MacOS X ou sur Windows
XP. On peut aussi choisir de démarrer par défaut sur
Windows ou sur MacOS X au choix. Je vous laisse
deviner lequel des deux systèmes j'ai choisi par
défaut.
On démarre sous Windows XP, le logo apparait. Puis le bureau. Ca surprend au début de voir Windows tourner sur un Mac. Après s'être loggué, il faut installer les pilotes du Mac fourni par Apple avec BootCamp, notamment ceux de la carte son, de la carte vidéo (made in ATI), et du reste du matériel. C'est un plaisir de voir que la webcam iSight intégrée est gérée sous Windows. Son icône apparaît dans le poste de travail.
Faisons plutôt la liste de ce qui n'est pas géré sous Windows sur le MacBook Pro :
- Mappage clavier pas extra (malgré la mise à jour d'Apple). Voir sur le site http://www.spacetitox.info/ qui propose un mappage clavier ok (mais payant)
- Carte ATI sous cadencée, à overclocker pour les jeux. Pareil, voir sur http://www.spacetitox.info/
- Le nombre de pas dans l'intensité de l'éclairage écran n'est pas le même que sous OS X. En modifiant, on passe vite de plutôt sombre à brillant maximum.
- Toutes les touches des fonctions "matérielles" du portable ne sont pas gérées : pas de son, il faut passer par l'icône de la barre des tâches. Pas de rétroéclairage. Pas de double écran.
- Autre gros problème très chiant aussi : le pilote ATI fourni est boggé et ne gère pas de deuxième écran si celui-ci est muni d'une connectique VGA (même avec l'adaptateur DVI <-> VGA fourni avec le portable). Il semble que ça marche quand même avec des périphériques nantis de connectique DVI ou HDMI. Mais chez moi, pas eu moyen de brancher un vidéo projecteur, pour faire des présentations. Embêtant pour faire des formations. Reste plus qu'à attendre une mise à jour du pilote.
Sinon les perfs sous Windows sont plutôt au rendez-vous (pas testé la 3D)
Pour utiliser Windows sous MacOS X (et notamment le double affichage), il reste toujours la possibilité d'utiliser une machine virtuelle comme Parallels ou VMWare (pas disponible à cette heure), bien plus rapides que Virtual PC, puisque fonctionnant en natif sur le processeur Intel et non en émulation Intel comme Virtual PC le faisait.
Pour résumer :
Le MacBook Pro est un digne successeur du Powerbook G4 1,25 Ghz et plus (dit "Alubook") dont il reprend les caractéristiques et les formes. A vue d'oeil, il est difficile de différencier l'un de l'autre. C'est bien sûr en l'utilisant qu'on perçoit la différence. L'un est quand même beaucoup plus véloce que l'autre, bien que je soupçonne le MBP de ne pas utiliser à fond la fonctionnalité multi-processeur dont il est pourvu. Bien évidemment, cette fonctionnalité n'est pas utilisée par certains programmes, notamment ceux qui ne sont pas recompilés en Universal Binary. La différence est notamment perceptible avec Tiger qui est quand même un poil plus lourd que son prédécesseur (MacOS X 10.3 "Panther").
M'enfin, le MacBook pro est un
bon achat de continuité, il laisse entrevoir des
possibilités d'application, qui, si elles étaient
déjà réalité sur le Powerbook, réclamaient
énormément de temps et de ressources machine,
rendant leur utilisation fastidieuse. Il y a un gain
de puissance qui soulage, de toute évidence, même
s'il ne permet pas beaucoup plus de choses au final,
mais il élimine une frustration liée à certaines
lenteurs exaspérantes. Enfin, la possibilité
d'utiliser Windows en parallèle est un plus
indéniable pour les gens qui comme moi utilisent
leur machine à la fois professionnellement et à la
maison (ou pour soi mais lors de déplacements
professionnels).
Enfin, pour finir, un petit plus, c'est rien mais... sur le Powerbook, l'inscription "Powerbook G4" au bas de l'écran était faite à la peinture grise et avait tendance à s'effacer avec le temps et les manoeuvres d'ouverture et fermeture du capot. Ce n'est plus le cas avec le MacBook Pro, car comme vous pouvez le voir sur la photo ci-contre, l'inscription "MacBook Pro" est maintenant gravée dans le métal de la coque avec effet 3D. Vive le MacBook Pro !
(dernière modification le 1er novembre 2006, merci à Marielle pour la relecture)
Adieu Powerbook, Bienvenue MacBook Pro !
photo : Apple Expo 2003
moi et mon premier Mac...
le PowerBook G4 au look métallisé
moi et mon premier Mac...
le PowerBook G4 au look métallisé
Cet article relate la migration que j'ai effectuée entre les deux machines, et met l'accent sur la différence d'utilisation et de performances constatées. Il ne contient en fait aucune mesure comparable à celles que fournissent les benchmarks que l'on trouve dans la presse spécialisée. D'autres articles fourniront toutes les valeurs de mesure utiles pour comparer scientifiquement les deux machines. Il s'agit plus, de mon côté, de mesurer les sensations produites lors de l'utilisation de cette nouvelle machine, comparativement à la précédente.
Voici les spécifications des deux machines (en gras, les plus de chaque machine)
L'ancienne machine :
Powerbook (dit "Alubook") aluminium
Processeur type PowerPC G4 à 1,25 Ghz
Ecran LCD 15", résolution : 1280x854 (format 16/9e)
Mémoire vive : 512 Mo
Disque dur 80 Go 4200 tpm, interface ATA.
Wifi 54G, Bluetooth, Ethernet Gigabit (10/100/1000 Mbps)
Port : 1 FW 400, 1 FW 800, 2 USB2, 1 sortie vidéo numérique DVI, 1 sortie analogique SVHS, 1 port PCMCIA, 1 jack sortie stéréo, 1 jack entrée stéréo (line in).
Carte graphique ATI Radeon 9600 avec 64 Mo de DDR SDRAM.
1 modem V92 interne
Clavier rétro-éclairé (avec réglage automatique d'ambiance)
Nouvelle machine :
MacBook Pro
Processeur type Intel Dual Core à 2,16 Ghz (double coeur)
Ecran LCD 15,4", résolution : 1440x900 (format 16/9e)
Mémoire vive : 1 Go
Disque dur 100 Go 5400 tpm, interface SATA.
Wifi 54G, Bluetooth 2.0 + EDR (Enhanced Data Rate), Ethernet Gigabit (10/100/1000 Mbps)
Port : 1 FW 400, 2 USB2, 1 sortie vidéo numérique DVI double liaison, 1 port ExpressCard/34, 1 jack sortie stéréo audio-numérique optique combinée, 1 jack entrée stéréo (line in) audio-numérique optique combinée.
Carte graphique Mobility Radeon X1600 avec 256 Mo de GDDR3.
Webcam iSight intégrée
Clavier rétro-éclairé (avec réglage automatique d'ambiance)
Récepteur infra-rouge et télécommande Frontrow fournie.
Il est à noter que le Powerbook ne dispose que de 512 Mo de RAM tandis que le MacBook Pro dispose, lui, d'1 Go de RAM, ce qui peut évidemment fausser les tests. Mais tant pis, ce qui m'importe c'est le confort d'utilisation. Après tout, il est assez normal d'augmenter la capacité de la RAM lorsque l'on change de machine. A noter également, que le powerbook s'avérait plus rapide au départ, lors de l'achat, puisqu'équipé de MacOS X.2 (Jaguar). Depuis, cette machine a subi deux migrations logicielles (MacOS X 10.3 "Panther" puis MacOS X 10.4 "Tiger"). Depuis l'installation de Tiger, la machine est un peu moins véloce.
A première vue, les deux machines sont identiques : deux très beaux portables en aluminium couleur métallisée, comme le montre la photo ci-contre. Le MacBook Pro est à gauche, tandis que le Powerbook G4, à droite. Cependant, leurs dimensions, leurs poids diffèrent.
Les principales différences qui accélèrent la machine :
- Processeur double coeur à 2,16 Ghz au lieu d'un mono-coeur G4 à 1,25 Ghz.
- Disque dur 5400 tpm contre 4200 tpm
- Vitesse du bus interne accéléré.
- 1 Go de RAM au lieu de 512 Mo. (le type SDRAM est aussi supérieur)

Différences de confort entre les deux machines :
- Ecran plus lumineux de 40% (ça change tout au niveau confort, surtout en plein jour).
- Plus grande résolution (1440x900 contre 1280x854), très appréciable aussi.
- Webcam Apple iSight intégrée avec une qualité identique à mon ancienne iSight externe. La webcam peut désormais suivre son maître partout où il se rend ;-)
- Autonomie accrue sur batterie (supérieure à 3h sur le MacBook Pro, tandis qu'elle était comprise entre 1h30 et 2h sur le powerbook)
- Meilleure antenne Wifi. Ca n'est pas précisé par Apple mais je l'ai remarqué à l'utilisation, en captant des réseaux que je n'avais pas auparavant au même endroit.
- Possibilité d'installer Windows en double boot grâce à « BootCamp » d'Apple (puisque l'on est maintenant sur processeur Intel), ceci me permet d'utiliser cette machine dans le cadre de mon boulot également puisque je travaille alors sous Windows.

- Le transformateur, plus puissant sur la nouvelle machine, est aussi plus volumineux que l'ancien.
- La prise d'alimentation est aimantée (procédé MagSafe), ce qui permet 1) de la connecter et de la déconnecter plus facilement, 2) de limiter le forçage de la prise et d'augmenter sa durée de vie.
Le reste tient plus de la compatibilité logicielle entre les deux machines, et les deux architectures. En effet, le Powerbook comportait une architecture PowerPC et le MacBook Pro est pour sa part équipé d'une architecture Intel x86, les deux étant incompatibles. Se pose donc normalement dans ce cas le problème pour l'utilisateur de devoir acquérir (de manière payante ou gratuite) de nouvelles versions de ses programmes favoris. Le problème ne se pose pas pour les programmes habituellement fournis par Apple avec ses ordinateurs : MacOS X et la suite des iApplications (iTunes, iMovie, iPhoto, Garageband et le dernier iWeb) sont fournis dans des versions compatibles à la fois avec les anciens macs et les nouveaux. Leur format, hybride, est appelé "Universal Binary" (binaire universel). Il convient donc de se procurer des versions "universelles" des applications que l'on utilise ordinairement, et qui ne sont pas fournies par Apple, ce qui occasionne un coût non négligeable.
Heureusement, Apple a prévu que les utilisateurs qui n'ont pas les moyens de pouvoir racheter tous leurs anciens programmes en version universelle (c'est-à-dire la plupart des utilisateurs) n'aient pas besoin de le faire, grâce à son émulateur Rosetta. Rosetta n'est lancé que lorsqu' une application compatible PowerPC uniquement est exécutée. Alors, de maniere complètement transparente, Rosetta exécute cette application comme s'il s'agissait d'une application pour processeur Intel. J'insiste sur le fait que cela est complètement transparent, car si l'on n'examine pas l'application pour voir sa provenance, on ne sait rien de son type. Ceci est un avantage énorme et Apple a parfaitement réussi avec cet émulateur à conserver les clients qui auraient pu douter de vouloir passer sur Macintel. Il n'est absolument pas besoin de changer ses applications et l'on peut tout à fait conserver ses applications anciennes qui fonctionneront parfaitement sur les nouveaux macs. Seule la vitesse d'exécution pourrait être problématique puisque ces applications sont traduites en instructions Intel lors de leur exécution, mais la vélocité du nouveau processeur Intel adoucit la différence. Comme vous allez le voir, la différence de vitesse n'est pas tellement dérangeante.
Voici les mesures de démarrage des applications entre les deux machines, en version PPC (donc émulé par Rosetta sur Intel) et Universal Binary. Le second démarrage est en toujours plus rapide d'environ 50% (notamment pour Photoshop), et cela est également vrai pour le fonctionnement avec Rosetta. Enfin, l'utilisation de Rosetta est complètement transparente pour l'utilisateur. Attention, je tiens à préciser que ces mesures sont toutes relatives et ne permettent pas de comparer des performances. Elles sont juste, pour moi, un moyen de me rendre compte des performances de l'émulateur Rosetta et de réfléchir sur la nécessité de migrer toutes ses applications en Universal Binary.
Temps de démarrage des deux machines, en deux temps :
- Allumage jusqu'à login de session : MacBook Pro : 25s contre Powerbook : 56s
- Ouverture de session jusqu'à arrêt complet du disque dur : MacBook Pro : 48s contre Powerbook : 55s.
Démarrage des applications suivantes :

- PPC G4 : 12"7
- PPC sur Intel : 8"2
- Universal : 6"
Photoshop Elements :
- PPC G4 : 23"
- PPC sur Intel : 28"3
- Universal : ND
NeoOffice Aqua beta3:
- PPC G4 : 13"8
- PPC sur Intel : Ne se lance pas.
- Universal : 7"7

- PPC G4 : 8"3
- PPC sur Intel : 12"2
- Universal : pas testé, car version 3 seulement dispo dans ce format.
Video Lan Client 0.84:
- PPC G4 : 5"
- PPC sur Intel : 7"5
- Universal : 7"7
Exemple de traitement sur une image dans Photoshop :
- PPC G4 : 5"1
- PPC sur intel : 7"
On le voit, les versions Intel des applications n'apportent pas un gain de vitesse énorme et l'émulateur PPC Rosetta se révèle réellement très performant. Si on n'y prend garde, une application PowerPC peut passer pour une application Intel car elle est relativement rapide à s'exécuter. J'ajoute que j'apprécie tout particulièrement de pouvoir continuer à faire tourner mes vieux jeux "PPC only" que je pensais devoir abandonner (Il aurait été possible de rebooter sur Windows). Bravo Apple, sur ce coup là, ils ont été bons, très bons.
Par ailleurs, après migration, on se dit qu'il ne va peut-être pas être si urgent de migrer toutes ses applications en version Intel, voire peut-être pas nécessaire, une chose à laquelle je ne me serais pas attendu avant de changer de machine et de l'éprouver réellement.
Globalement, il a été beaucoup plus facile de transférer mes fichiers de Mac à Mac (sous OS X) que de PC à Mac sous Windows. Sur MacOS X, une fois le système installé (ou bien lors de l'installation c'est selon), on lance l'assistant migration, on branche l'ancien ordi en mode "target" (fonctionne comme un disque dur externe, n'est possible qu'avec les portables Macintosh) avec un cable firewire et on sélectionne le compte utilisateur à récupérer. Il récupère l'intégralité des fichiers, des paramètres des applications, et si on le désire, les applications elles-mêmes. Afin de nettoyer un peu, j'ai choisi de migrer les applications manuellement. C'est assez simple en même temps, il suffit de connecter l'ordinateur en disque cible (target) et de faire glisser les applications du dossier Applications de l'ancien ordinateur vers le dossier Applications du nouveau. Il faut faire partie des administrateurs de la machine pour faire cela, normal. Pour la plupart des applications, ça marche (sauf si des fichiers "librairies" ont été installés dans le système précédent et ne sont pas installés sur le nouveau système). Je n'ai pas eu le cas.
Quid du MacBook Pro Sous Windows :

On démarre sous Windows XP, le logo apparait. Puis le bureau. Ca surprend au début de voir Windows tourner sur un Mac. Après s'être loggué, il faut installer les pilotes du Mac fourni par Apple avec BootCamp, notamment ceux de la carte son, de la carte vidéo (made in ATI), et du reste du matériel. C'est un plaisir de voir que la webcam iSight intégrée est gérée sous Windows. Son icône apparaît dans le poste de travail.
Faisons plutôt la liste de ce qui n'est pas géré sous Windows sur le MacBook Pro :
- Mappage clavier pas extra (malgré la mise à jour d'Apple). Voir sur le site http://www.spacetitox.info/ qui propose un mappage clavier ok (mais payant)
- Carte ATI sous cadencée, à overclocker pour les jeux. Pareil, voir sur http://www.spacetitox.info/
- Le nombre de pas dans l'intensité de l'éclairage écran n'est pas le même que sous OS X. En modifiant, on passe vite de plutôt sombre à brillant maximum.
- Toutes les touches des fonctions "matérielles" du portable ne sont pas gérées : pas de son, il faut passer par l'icône de la barre des tâches. Pas de rétroéclairage. Pas de double écran.
- Autre gros problème très chiant aussi : le pilote ATI fourni est boggé et ne gère pas de deuxième écran si celui-ci est muni d'une connectique VGA (même avec l'adaptateur DVI <-> VGA fourni avec le portable). Il semble que ça marche quand même avec des périphériques nantis de connectique DVI ou HDMI. Mais chez moi, pas eu moyen de brancher un vidéo projecteur, pour faire des présentations. Embêtant pour faire des formations. Reste plus qu'à attendre une mise à jour du pilote.
Sinon les perfs sous Windows sont plutôt au rendez-vous (pas testé la 3D)
Pour utiliser Windows sous MacOS X (et notamment le double affichage), il reste toujours la possibilité d'utiliser une machine virtuelle comme Parallels ou VMWare (pas disponible à cette heure), bien plus rapides que Virtual PC, puisque fonctionnant en natif sur le processeur Intel et non en émulation Intel comme Virtual PC le faisait.
Pour résumer :
Le MacBook Pro est un digne successeur du Powerbook G4 1,25 Ghz et plus (dit "Alubook") dont il reprend les caractéristiques et les formes. A vue d'oeil, il est difficile de différencier l'un de l'autre. C'est bien sûr en l'utilisant qu'on perçoit la différence. L'un est quand même beaucoup plus véloce que l'autre, bien que je soupçonne le MBP de ne pas utiliser à fond la fonctionnalité multi-processeur dont il est pourvu. Bien évidemment, cette fonctionnalité n'est pas utilisée par certains programmes, notamment ceux qui ne sont pas recompilés en Universal Binary. La différence est notamment perceptible avec Tiger qui est quand même un poil plus lourd que son prédécesseur (MacOS X 10.3 "Panther").

Enfin, pour finir, un petit plus, c'est rien mais... sur le Powerbook, l'inscription "Powerbook G4" au bas de l'écran était faite à la peinture grise et avait tendance à s'effacer avec le temps et les manoeuvres d'ouverture et fermeture du capot. Ce n'est plus le cas avec le MacBook Pro, car comme vous pouvez le voir sur la photo ci-contre, l'inscription "MacBook Pro" est maintenant gravée dans le métal de la coque avec effet 3D. Vive le MacBook Pro !