par Gosseyn, le 3 décembre 2006.
(dernière modification le 3 décembre 2006, nombre de léxèmes : 13)
« Attends, je finis mon mail ! »
« Je te le forwarde »
Que vous compreniez ou ne compreniez pas ces expressions, elles sont devenues fréquentes et il est très répandu que l'on utilise, aujourd'hui que l'informatique est entré dans le grand public, des mots anglais à la place de mots français pour désigner des objets ou concepts informatiques. Pourtant, l'informatique à ses débuts, était une affaire de spécialistes, connaissant pour certains d'entre eux parfaitement le jargon informatique et aussi l'anglais, et ils ne se sont pas laissés aller à utiliser des mots anglais dans leur langage quotidien, dans leurs rapports ou leurs documentations. La langue française est l'une de celle, mise à part l'anglais, qui possède le plus de mots dans son lexique informatique. Il faut dire que nombre de mots du lexique ont été pris en main par l'Académie Française. Pour exemple, un des mots les plus utilisés en micro-informatique : « Logiciel » a été défini comme suit par l'A.F. :
(1)*LOGICIEL n. m. XXe siècle. Dérivé de logique.
INFORM. Ensemble structuré de programmes remplissant une fonction déterminée, permettant l'accomplissement d'une tâche donnée. Logiciel de traitement de texte, de dessin. Logiciel éducatif, pédagogique. Logiciel de simulation, de jeu. Le logiciel d'exploitation d'un ordinateur.
Il s'est
substitué à l'anglais Software, qui n'a plus à être
employé.
Si les spécialistes de l'informatique ne se sont pas abandonnés à la dérive de l'utilisation de l'anglais à la place du français, c'est que la France était l'un des principaux pays à être innovants en informatique, à ses débuts. Pourquoi le grand public se sent-il obligé aujourd'hui d'utiliser des mots anglais et non des mots français, de ne pas en chercher des équivalents ? Est-ce que parce que l'informatique, devenu une source d'activité économique intense et aussi une énorme source de profits, a été reprise en main par les commerciaux ? La France n'est-elle plus qu'une suiveuse, une vendeuse ? N'est-elle plus en tête de l'innovation dans ce domaine ?
En ce qui me concerne, je rechigne à utiliser des mots anglais pour désigner des termes informatiques, non seulement parce que des mots français peuvent déjà exister, mais aussi parce qu'il faut faire vivre notre langue, et chercher de nouveaux mots qui peuvent aisément remplacer les mots anglais. Sinon pourquoi ne pas décider tout simplement de remplacer un à un les mots de notre vocabulaire quotidien par de l'anglais ?
Par ailleurs, n'est-il pas plus simple d'employer des mots qui ont une orthographe, une « graphie » et une prononciation logique dans notre langue, plutôt que des mots étranger dont la prononciation ne nous est pas familière ? N'est-ce pas par pur snobisme que nous utilisons ces mots, parce que leur connaissance et leur compréhension nous donne l'impression de nous sentir doués, d'être plus intelligents que la moyenne ? Ah, moi aussi je peux utiliser le mot « mail » maintenant que je sais me servir de l'outil informatique correspondant... C'est le deuxième stade de l'évolution, c'est ça ?
Non, le deuxième stade de l'évolution, ce n'est pas de répéter bêtement ce que l'on attend, mais plutôt de nommer les choses en leur donnant un sens. Apprendre l'anglais, c'est une autre affaire...
Dans mon travail quotidien, j'essaie de convaincre les gens que l'on peut améliorer sa langue en utilisant des équivalents français (ou francophones) des mots anglais que nous nous sommes laissés imposer. J'essaye de tenir à jour un lexique des mots les plus usuels en informatique aujourd'hui. Ce lexique est basé sur les mots que j'utilise personnellement. J'invite les lecteurs à y participer en y apportant leurs propres mots. J'indiquerai en haut de page, la date de dernière modification de la liste, ainsi que le nombre de mots du lexique.
Ce mini-lexique se destine aux utilisateurs d'informatique novices. Suite à la lecture de cet article, il trouveront bien plus grande source d'information sur le jargon informatique français sur Linux-France.org.
Le lexique se divise en deux sections :
1. Les mots français
2. Les mots anglais.
Ce sont les mêmes concepts, mais indexés dans les deux langues.
Mots français (remplaçant des mots anglais)
Mots anglais (correspondance seulement)
(dernière modification le 3 décembre 2006, nombre de léxèmes : 13)
Parlons français, bordel !
« Attends, je finis mon mail ! »
« Je te le forwarde »
Que vous compreniez ou ne compreniez pas ces expressions, elles sont devenues fréquentes et il est très répandu que l'on utilise, aujourd'hui que l'informatique est entré dans le grand public, des mots anglais à la place de mots français pour désigner des objets ou concepts informatiques. Pourtant, l'informatique à ses débuts, était une affaire de spécialistes, connaissant pour certains d'entre eux parfaitement le jargon informatique et aussi l'anglais, et ils ne se sont pas laissés aller à utiliser des mots anglais dans leur langage quotidien, dans leurs rapports ou leurs documentations. La langue française est l'une de celle, mise à part l'anglais, qui possède le plus de mots dans son lexique informatique. Il faut dire que nombre de mots du lexique ont été pris en main par l'Académie Française. Pour exemple, un des mots les plus utilisés en micro-informatique : « Logiciel » a été défini comme suit par l'A.F. :
(1)*LOGICIEL n. m. XXe siècle. Dérivé de logique.
INFORM. Ensemble structuré de programmes remplissant une fonction déterminée, permettant l'accomplissement d'une tâche donnée. Logiciel de traitement de texte, de dessin. Logiciel éducatif, pédagogique. Logiciel de simulation, de jeu. Le logiciel d'exploitation d'un ordinateur.
Si les spécialistes de l'informatique ne se sont pas abandonnés à la dérive de l'utilisation de l'anglais à la place du français, c'est que la France était l'un des principaux pays à être innovants en informatique, à ses débuts. Pourquoi le grand public se sent-il obligé aujourd'hui d'utiliser des mots anglais et non des mots français, de ne pas en chercher des équivalents ? Est-ce que parce que l'informatique, devenu une source d'activité économique intense et aussi une énorme source de profits, a été reprise en main par les commerciaux ? La France n'est-elle plus qu'une suiveuse, une vendeuse ? N'est-elle plus en tête de l'innovation dans ce domaine ?
En ce qui me concerne, je rechigne à utiliser des mots anglais pour désigner des termes informatiques, non seulement parce que des mots français peuvent déjà exister, mais aussi parce qu'il faut faire vivre notre langue, et chercher de nouveaux mots qui peuvent aisément remplacer les mots anglais. Sinon pourquoi ne pas décider tout simplement de remplacer un à un les mots de notre vocabulaire quotidien par de l'anglais ?
Par ailleurs, n'est-il pas plus simple d'employer des mots qui ont une orthographe, une « graphie » et une prononciation logique dans notre langue, plutôt que des mots étranger dont la prononciation ne nous est pas familière ? N'est-ce pas par pur snobisme que nous utilisons ces mots, parce que leur connaissance et leur compréhension nous donne l'impression de nous sentir doués, d'être plus intelligents que la moyenne ? Ah, moi aussi je peux utiliser le mot « mail » maintenant que je sais me servir de l'outil informatique correspondant... C'est le deuxième stade de l'évolution, c'est ça ?
Non, le deuxième stade de l'évolution, ce n'est pas de répéter bêtement ce que l'on attend, mais plutôt de nommer les choses en leur donnant un sens. Apprendre l'anglais, c'est une autre affaire...
Dans mon travail quotidien, j'essaie de convaincre les gens que l'on peut améliorer sa langue en utilisant des équivalents français (ou francophones) des mots anglais que nous nous sommes laissés imposer. J'essaye de tenir à jour un lexique des mots les plus usuels en informatique aujourd'hui. Ce lexique est basé sur les mots que j'utilise personnellement. J'invite les lecteurs à y participer en y apportant leurs propres mots. J'indiquerai en haut de page, la date de dernière modification de la liste, ainsi que le nombre de mots du lexique.
Ce mini-lexique se destine aux utilisateurs d'informatique novices. Suite à la lecture de cet article, il trouveront bien plus grande source d'information sur le jargon informatique français sur Linux-France.org.
Le lexique se divise en deux sections :
1. Les mots français
2. Les mots anglais.
Ce sont les mêmes concepts, mais indexés dans les deux langues.
Mots français (remplaçant des mots anglais)
- Ballado-diffusion : j'ai mis ce
terme en premier (ordre alphabétique oblige) mais
pourtant je ne l'aime pas. Il est utilisé dans le monde
de la radio pour remplacer « Podcast », terme désignant
un moyen de télécharger des émissions de radios et de
s'y abonner. En réalité, je préfère « podcast » car
dans « ballado-diffusion », il y a plusieurs concepts
qui ne sont pas forcément ceux du podcast, comme le
fait de se balader et de diffuser. On peut écouter des
podcasts chez soi, et informatiquement, ce n'est pas à
proprement parler une diffusion, mais une émission
téléchargée. Si vous trouvez un terme plus adéquat,
faites m'en part, mais pour l'instant, je garde «
podcast ».
- Binette : La
binette est apparue avec la messagerie instantanée ou
le dialogue en ligne, et notamment avec l'IRC (Internet
Relay Chat). Il s'agit d'une suite de caractères
destinés à dessiner une figure représentative de
l'humeur de la personne qui s'exprime, les mots
eux-mêmes n'étant pas toujours suffisant par écrit. En
anglais « smiley » ("sourire", bien que la figure
puisse être menaçante ou grimaçante également), on a
tenté de le traduire par un terme plutôt technique : «
émoticône » ou « émoticon » qui n'est pas très heureux.
« Binette » est la fois plus sympathique et facilement
compréhensible pour les non-initiés à ce type de
communication.
- Boggue :
orthographe francisée du mot anglais « bug ». La
définition de ce mot est « erreur informatique,
dysfonctionnement d'un programme ». A l'origine, les
erreurs de ce type étaient dues à des insectes qui
venaient mourir dans les tubes des premiers
ordinateurs, les faisant claquer et provoquant un
dysfonctionnement. Le terme de « bug » (insecte) est
resté même si les erreurs informatiques d'aujourd'hui
n'ont plus rien à voir avec les insectes. On peut
l'adapter à notre orthographe et à notre prononciation
en l'écrivant « Boggue ». On dispose aussi du verbe «
bogguer » alias « planter ».
- Courriel :
abbréviation de « Courrier électronique », c'est
le mot qui a été officiellement adopté par l'état
français après avoir été inventé par nos amis
québecois, de fervents défenseurs de la langue
française. Il remplace bien sûr le mot anglais « e-mail
» couramment emplacé par « mail » (prononcer «
m∈jl
») qui sonne affreusement en français (pas du tout
naturel pour notre phonétique).
On a trouvé quelques autres tentatives de francisation malheureuse comme « mèl » (abbréviation de « message électronique »), mais ça faisait trop tentative de transposer le mot anglais « mail » dans notre orthographe.
Par ailleurs, on utilise souvent « mail » en lieu et place de « adresse mail » (en anglais « e-mail adress »). De la même manière, on pourra dire « donne moi ton courriel » en voulant signifier « donne moi ton adresse de courriel ». Cependant, il est plus correct de dire « Donne-moi ton adresse électronique », ce qui littéralement ne veut pas dire grand chose, je vous l'accorde ;-)
- Graticiel : un «
graticiel » ou « gratuiciel » est un logiciel gratuit.
Ces néologismes servent à remplacer l'anglais «
freeware » qui fait encore référence à « software ». Ne
pas confondre avec le logiciel libre (free
software), concept beaucoup plus large que celui de la
gratuité.
- Greffon :
remplace le terme « plug-in » qui désigne un « module
de logiciel enfichable », c'est à dire un programme qui
vient se "greffer" à un autre logiciel, d'où ce terme.
Pas très usité mais correct, bien que pas spécifique à
l'informatique.
- Identifiant /
s'identifier : le mot s'est relativement
répandu à la place de « login » qui signifait, aux
début de l'informatique multi-utilisateurs : «
s'identifier dans le système, laisser sa trace ("log")
». Ce terme est bien compris des informaticiens et
associé à des systèmes complexes, il est peu usité par
le grand public. On peut utiliser aussi le verbe « se
logguer » (par adaptation à la langue française) mais «
s'identifier » sera aussi efficace. Ces termes sont
très souvent employés depuis l'expansion de l'Internet
et de la fréquence de plus en plus grande de sites sur
lesquels il est nécessaire de se faire connaître par un
nom et un mot de passe.
Il est cependant fréquent que les informaticiens ou assimilés utilisent « login » plutôt qu'un équivalent français, car ça fait plus classe...
- Navigateur : Le
mot est apparu un peu plus tard que le logiciel
correspondant. C'est Netscape qui introduisit le mot «
Navigator » qui a été conservé en français, bien que le
terme anglais officiel soit « browser » (fureteur,
flâneur). Le mot « navigateur » est souvent utilisé
tandis que les termes usuels anglais sont peu retenus
par les francophones. Toutefois, tout le monde
n'utilise pas forcément « navigateur » pour parler du
logiciel de navigation sur le web, tout simplement
parce que beaucoup de gens ignorent que Internet et le
Web ne sont pas la même chose et parce qu'ils
confondent également l'outil de navigation et Internet
lui-même. Ils disent donc « ouvrir Internet » ou «
lancer Internet » alors qu'il convient de dire « lancer
son navigateur ». Pour le reste, il est courant
désormais d'utiliser « Internet » plutôt que « web »,
les deux mots ayant le même sens pour tous les
internautes non avertis.
Certaines personnes utilisent aussi « butineur » ou « fureteur » qui traduit le sens initial de « browser ». A utiliser au second degré uniquement ;-)
- Partagiciel : Ce
néologisme remplace le mot « shareware » pourtant
utilisé depuis de nombreuses années. Mais comme nous
sommes dans une vague de francisation, il convient de
standardiser notre lexique. Partagiciel, donc, sera.
C'est plutôt joli. On renouvelle le mot tandis que le
concept lui, va mourant. Beaucoup de partagiciels
deviennent des logiciels payants ou à utilisation
limitée en terme de fonctionnalités ou en durée, ce que
n'était pas ce concept au départ. Le partagiciel est en
effet un logiciel non commercial, au même titre que le
graticiel, mais celui-ci demande aux utilisateurs de
rétribuer l'auteur s'ils en sont satisfaits.
- Pourriel : ceux
qui ont aimé « courriel » trouveront logique d'utiliser
« pourriel » pour désigner du courrier électronique non
sollicité, donc devant aller à la poubelle. On pourra
dire aussi que c'est du courriel pourri, à jeter ou « à
chier ». Bref, ce mot très original remplacera
agréablement le mot « spam ».
Ceci dit, ce mot très sympatique n'est utilisé pour l'instant que par des joyeux utilisateurs comme moi, car les logiciels de messagerie comme Apple Mail ou Mozilla Thunderbird utilisent plutôt le terme de « courrier indésirable » ou tout simplement « indésirable ».
- Tchatche : Ce
mot est une tentative amusante de franciser « Chat »
(prononcez [tchat], d'où la ressemblance sonore). Le
mot anglais « chat » qui a la faculté, en français de
ne pas se prononcer comme il s'écrit, trouve un bon
équivalent dans la « tchatche », mot venant des milieux
populaires du sud de la France. Le « Chat » désigne un
mode de communication parlé-écrit utilisé à l'origine
par le protocole IRC (Internet Relay Chat) puis avec
ses successeurs, les programmes de messagerie
instantanée (Instant Messaging). L'un des premiers de
ses programmes à avoir du succès fut ICQ (« I Seek You
»), puis la concurrence fit rage (AOL messenger, Yahoo
messenger, MSN messenger, Jabber...). Ce mode de
communication est aussi utilisé sur les téléphones
portables avec les textos ou SMS.
On peut utiliser « tchatche » ou « tchatcher ». Les québécois ont introduit les mots « clavarder » et « clavardage », contraction de « clavier » et « bavarder/bavardage » (la communication utilisant un clavier d'ordinateur).
- Télécharger : ce
n'est pas parce que « Download » est à la mode en ce
moment qu'il faut l'utiliser. Le terme français adéquat
et qui existe depuis très longtemps est « télécharger »
soit « faire transiter des données informatique à
distance entre un serveur et un client » (le client,
c'est vous). C'est un « téléchargement ». Ce terme
s'applique à un transfert de fichiers plutôt qu'à des
données continues ou discontinues.
- Télé-envoyer :
alors celui-là, c'est moi qui l'ai inventé. J'ai
longtemps cherché à remplacer le mot « upload », le
pendant de « download », et j'ai trouvé que «
télé-envoyer » c'était bien. C'est la même chose que
télécharger, mais dans l'autre sens. Les données vont
du client (nous) vers le serveur (celui qui
ordinairement nous les transmets ces données). On peut
aussi envoyer des fichiers à un ami, c'est un
télé-envoi. Alors ceci dit, y'a un soucis qui est que
"télé" c'est "de loin" et "envoyer" c'est déjà à
distance, ça fait un peu répétition. Donc là, je n'ai
pas trouvé mieux pour l'instant, mais c'est vrai que ce
n'est pas idéal comme traduction. On pourrait à la
rigueur utiliser « télécharger » mais ça prête à
confusion. Si vous trouvez mieux, envoyez moi votre
proposition...
Mots anglais (correspondance seulement)
- Browser : remplacé par, dans l'ordre de préférence
: Navigateur, Butineur, Fureteur.
- Bug : remplacer par « boggue », « plantage
», « erreur ». Le « boggue » désigne plus
particulièrement une erreur liée à un problème de
programme mal écrit.
- Chat : Oulah que c'est laid ! Jamais aimé ce mot. A
remplacer par, au choix : « tchatche » (pour les gens
du soleil) ou « clavardage / clavarder» qui nous vient
du Québec.
- E-mail / Mail : voir courriel.
- Download : le terme français correct est «
télécharger ».
- Freeware : aujourd'hui souvent remplacé par «
graticiel » ou « gratuiciel » (j'aime moins le second).
- Login : bien qu'utilisé dans les milieux
informatiques, se remplace aisément par « identifiant
», et se logguer par « s'identifier ». Se logguer est
pourtant très utilisé.
- Podcast : souvent entendu en remplacement «
balado-diffusion ». Je n'aime pas. Je garde « Podcast
».
- Shareware : logiciel à partager, donc « partagiciel
».
- Smiley : remplacer par « binette » (« émoticon »
est aussi disponible bien que très technique).
- Spam : remplacer par « Pourriel »
- Plug-in : voir Greffon.
- Upload : je n'ai pas trouvé mieux que «
télé-envoyer » qui n'est pas super, mais de toute
manière, peu de gens connaissent et utiliser « upload »
qui est un terme très technique. On le remplace souvent
pas « télécharger ».