Mes premiers pas avec le MacBook Air M1

Ca y est ! Après presque 15 jours d’attente, j’ai enfin reçu la machine tant attendue : le nouveau MacBook Air M1 sorti en novembre 2020 et équipé de la nouvelle puce M1 d’Apple Silicon, dont j’ai parlé dans un précédent article. J’utilise des macs depuis assez longtemps, j’en possède un depuis 2003, et j’ai traversé plusieurs changements d’architecture. Mon premier Powerbook fonctionnait avec un processeur Motorola G3, j’ai eu des modèles Intel, des smartphones et tablettes équipés de diverses puces, les derniers avec des puces Apple… et me voici avec le premier mac équipé d’une puce Apple Silicon (M1).

MacBook Air M1 Argent, de profil (côté gauche)

Parmi les trois machines disponibles au début 2021 avec cette architecture (Mac mini, MacBook Air et MacBook Pro), j’ai opté pour le MacBook Air, qui est la machine qui correspond le mieux à mes usages. Je possède déjà un iMac de 2012 (Intel core i7) et un MacBook Air de 2015. J’ai hésité avec le MacBook Pro, mais il est plus cher, plus épais, et la barre d’outils tactile (TouchBar) ne m’intéresse que peu.

Mes premières constatations

Le déballage de la machine est toujours un moment particulier. Après le démarrage et la configuration initiale, j’ai pu commencer à l’utiliser. En termes de différences immédiatement visibles, par rapport à mon précédent MacBook Air, je note les choses suivantes :

Au niveau design, les deux machines sont semblables, bien que le M1 semble un poil plus robuste au niveau de la coque. A l’endroit le plus mince, la coque est un peu plus épaisse sur ce modèle. Ça ne change pas grand chose à l’aspect général de la machine. Le M1 est environ 2 cm moins large que le modèle 2015, et 1 cm moins profond, plus compact donc. La fameuse pomme (logo Apple) au dos de l’écran n’est plus illuminée mais un miroir dans lequel on peut se regarder.

Le nouveau logo miroir

Le clavier : je suis agréablement surpris par la qualité du clavier qui est proche de celle du modèle de 2015, que j’appréciais. Les touches sont un peu plus plates mais pas trop encastrées dans la coque comme l’étaient celles du clavier du MacBook Pro de 2019, le fameux clavier « papillon » en vigueur sur les nouveaux macs depuis 2015, que je n’aime pas tellement (moins souple, plus bruyant). J’avais un peu peur, un moment, que ce clavier ait été repris des modèles précédents. Il n’en est rien. Quelques touches diffèrent de celles du MBA 2015, mais nous sommes revenus sur le bon vieux clavier en ciseaux. Ouf ! A noter trois différences notables avec mon ancien clavier : 1) une nouvelle touche « Emoji » affichant la liste de smileys et autres symboles graphiques utilisés pour agrémenter vos messages sur les réseaux sociaux et 2) disparition des touches de réglages du rétroéclairage du clavier, fonction reléguée à une option dans la barre de menu. A noter qu’il est rarement nécessaire de régler la luminosité du clavier, à l’inverse de celle de l’écran. 3) une touche d’accès direct à la recherche spotlight et qui remplace le raccourci Cmd+Espace pour les ignorants des raccourcis clavier. Pratique.

L’écran : il y a là une évidente différence entre celui de mon MBA de 2015 et celui du M1. L’écran est « Retina » et affiche une résolution de 2560 x 1600 pixels (contre 1440 x 900). Sur l’ancien, je voyais tous les pixels à l’écran. Ce n’est plus le cas sur le nouveau. Les écrans Retina ont comme caractéristique que l’on ne voit pas les pixels à l’œil nu. Du coup, sur l’écran 13 pouces du M1, j’ai désormais un nombre de pixels supérieur à ceux des écrans externes Full HD que j’utilise avec mon iMac, mais avec moins d’espace pour travailler car ça reste un écran 13 pouces néanmoins. Toutefois, la qualité de l’écran est très agréable que ce soit pour travailler sur des textes, des images ou pour de la vidéo. La taille physique de l’écran du M1 est identique à celle du MBA 2015, si ce n’est qu’il y a moins d’espace sur les bords de l’écran, et que l’écran est intégralement en verre, avec cependant très peu de reflets. Comparativement au MacBook Pro 2019, la luminosité est bien meilleure. Les couleurs sont aussi excellentes. En termes de rendu, on est très loin de ce que proposait mon MBA 2015.

Le Trackpad : celui-ci est un poil plus grand que sur le modèle de 2015, et un peu plus petit que sur le MBP 2019. En qualité, c’est très proche. D’une manière générale, le trackpad des machines Apple marche très bien. Rien à redire. Ce modèle a la capacité ForceTouch mais je n’ai pour l’instant pas vu de différence avec mon ancien trackpad.

La connectique : là aussi gros changement par rapport aux précédents modèles. Le MBA de 2015 était riche en connectique : 2 prises USB 3, 1 port d’alimentation magnétique (Magsafe), 1 prise jack pour le casque/micro, 1 port carte SD, 1 port Thunderbolt 2 pour branchement de périphériques externes (écran externe pour moi, avec adaptateur HDMI). En raison du changement de politique d’Apple sur la connectique et de l’adoption des nouveaux standards, le MBP 2019 n’avait plus que de la connectique USB-C (quatre ports) + la prise casque. Sur le modèle M1, nous n’avons plus que 2 ports USB-C (et toujours la prise casque). Avancée ou reculade ? Cela dépend. L’USB-C est une connexion universelle et très compacte, qui possède de nombreux avantages. Elle est avant tout multi-fonctions (alimentation, transport vidéo, data…). Évidemment, si vous avez des clés USB ou disques externes, un câble réseau plutôt que du wifi, et que vous utilisez des cartes SD, il vous faudra un adaptateur pour tous ces usages. J’ai donc opté pour un adaptateur permettant de brancher suffisamment de périphériques), je ne devrais donc pas souffrir du nombre de ports USB-C limité à deux sur cette machine. Pour une utilisation courante, il n’est pas besoin de toute cette connectique, mais si le besoin se fait sentir, il vaut mieux avoir son adaptateur avec soi.

Adaptateur / hub EZQuest 8 ports X40030

Touch ID : voilà une fonction que je n’avais pas sur le précédent modèle de 2015. Le nouveau MBA intègre la reconnaissance d’empreintes digitales pour déverrouiller l’appareil et éviter de devoir saisir son mot de passe dans un certain nombre de cas. J’ai désactivé la fonction permettant d’utiliser mon empreinte pour régler des achats sur l’Apple Store. Je n’ai pas envie qu’un brigand me coupe le doigt pour faire ses emplettes sur Internet 😉

Le système d’exploitation : le M1 est équipé de MacOS 11 Big Sur. Outre les aspects techniques, le look and feel du système varie sensiblement de MacOS X Mojave qui équipait mon précédent MacBook Air. Évidemment, les changements entre deux versions de MacOS sont toujours assez subtils et il n’est pas évident de les remarquer au premier coup d’œil. Certes, nous avons ici un saut de deux versions, car je n’ai jamais installé MacOS Catalina (qui rendait mon mac incompatible avec les applications 32 bits). L’impression principale que l’on peut avoir avec cette nouvelle version, Big Sur, est la tentative de faire converger MacOS X, le système des macs, avec iOS, le système des iPhones/iPads. Parmi les principaux changements on note : nouvelles icônes, nouvelle police de caractères utilisée par le système pour l’interface, intégration du même panneau de contrôle que l’on trouve sur les iPhones/iPads…). Quoi de plus normal, me direz-vous, puisque tous ces périphériques fonctionnent désormais sur la même architecture matérielle.

Prise en main

La configuration de l’ordinateur commence par la création du compte, facilitée par la saisie de mon identifiant Apple. Ceci me permet de récupérer en quelques secondes une partie de mes données qui sont automatiquement sauvées dans le Cloud : contacts, calendrier, rappels, comptes de messagerie. En quelques secondes, je peux lancer ma messagerie et accéder à tous mes messages.

La configuration enchaîne une série de questions visant à configurer les différents composants du système et notamment la prise d’empreintes digitales pour activer Touch ID. Cette étape un peu longue s’achève et il est enfin possible d’accéder au bureau et de manipuler l’ordinateur. J’ai choisi de ne pas effectuer la migration des données et applications depuis mon ancien ordinateur et de démarrer avec un système vraiment neuf. Mais il me serait tout à fait possible de relancer le système de migration de données par la suite.

Applications embarquées

L’ordinateur est équipé de MacOS Big Sur, et aussi d’une ribambelle d’applications, certaines venant avec le système (Safari, Mail, Contacts, Calendrier, Photos, Rappels, Notes, Apple TV, iTunes, Podcasts, Messages…) et d’autres non. Les applications livrées en plus avec l’ordinateur sont appréciables (même si je les avais déjà) : le traitement de texte Pages, le tableur Numbers, l’outil de présentation Keynotes, et iMovie pour effectuer du montage vidéo. En fouillant dans le dossier Applications, on trouvera un tas d’autres programmes comme Quicktime pour lire des fichiers audio et vidéo, un dictionnaire, un dictaphone, une calculette, l’outil de visio-conférence Facetime, Books pour gérer vos livres numériques, Maison pour gérer les outils de domotique si vous en avez…

Toutes ces applications fonctionnent en mode natif sur le M1. Qu’en est-il des autres applications dont j’ai besoin ?

Autres applications indispensables

Parmi les premières applications que j’ai installées, voici une sélection :

Firefox : au quotidien, Firefox est mon navigateur favori. Depuis le site de Mozilla, le téléchargement se lance et installe la version universelle compatible Apple Silicon automatiquement. Une fois identifié avec mon compte Firefox, j’accède à mes favoris et à mon historique, ainsi qu’à tous mes mots de passe mémorisés. C’est parti pour une balade sur le web. Tout est bien fluide au niveau navigation que ce soit sur Firefox ou Safari, même sur les sites les plus lourds à charger.

WhatsApp : j’utilise fréquemment cette messagerie et j’aime installer la version pour ordinateur qui complète parfaitement la version pour Smartphone, et aussi parce que c’est plus rapide pour taper les messages. WhatsApp n’est pas encore disponible pour le Mac M1, mais la précédente version fonctionne sans problème. Lors du premier lancement, il m’indique que je dois installer l’émulateur Rosetta 2, qui permet de faire tourner les applications conçues pour processeur Intel. Cela ne prend que quelques secondes et après cela l’application se lance et fonctionne de manière complètement transparente, et aussi rapidement qu’auparavant. Cela fait parfaitement illusion !

Dropbox : ce programme m’est indispensable car l’essentiel de mes fichiers, dont je veux pouvoir disposer sur tous mes ordinateurs, y compris sur tablette et smartphone, s’y trouve. J’ai installé la version bêta que Dropbox recommande pour les machines Apple Silicon, même si elle n’est pas spécifiquement compilée pour cette architecture, et l’application fonctionne sans aucun problème comme si elle avait été développée pour ce mac, en attendant une version plus optimisée, qui ne devrait pas tarder à arriver. J’ai pu commencer à synchroniser les fichiers que je voulais utiliser sur cet ordinateur. Dropbox me permet de choisir ceux qui seront disponibles localement et ceux qui resteront sur le cloud et ne viendront pas encombrer mon disque dur. Cette version de Dropbox s’intègre avec MacOS Big Sur sans aucun problème constaté.

Video Lan Client (dit « VLC ») : VLC n’est pas une option sur PC ou sur Mac pour être en mesure de lire tous les formats de fichiers audio et vidéo qu’on peut trouver. VLC est disponible en version Apple Silicon, donc aucun problème de compatibilité et les performances sont assurées, avec un design légèrement revu sur cette version.

De gauche à droite : MacBook Pro 2019, MacBook Air M1 2020, MacBook Air 2015.

Conclusion

Parce qu’il faut conclure, et après quelques jours d’utilisation, voici ce que je retiens de mon expérience avec cette machine.

La machine est compacte et solide, sans que son poids excède celui de la version précédente de mon MacBook Air. Elle est même un peu plus légère que la précédente. Le clavier est aussi ou même plus agréable que celui du modèle de 2015, et donne une réelle impression de solidité, sans tomber dans les travers du non regretté clavier papillon des modèles précédents.

L’affichage est lumineux, les couleurs resplendissantes, et les reflets très limités sur cet écran 13″ en verre intégral d’excellente qualité.

La mise en veille ainsi que le réveil sont immédiats, sans aucun temps de latence ni bogue, ce qui n’est pas forcément le cas sur tous les modèles. Il suffit juste de fermer et d’ouvrir l’écran. Lors du branchement d’un écran externe (via l’adaptateur acheté séparément) celui-ci est détecté et géré par l’ordinateur immédiatement sans rafraichissement de l’écran.

Le fonctionnement du système et des applications sont très fluides. Je n’ai pour l’instant testé que les applications les plus courantes, il me reste à effectuer des tests dans le cadre d’une utilisation plus avancée. Quoi qu’il en soit, et après plusieurs heures d’utilisation, je n’ai noté ni ralentissement ni chauffe de l’appareil. Alors que les modèles précédents, équipés de processeurs Intel, chauffaient parfois très rapidement lors du simple visionnage d’une vidéo, il n’en est rien ici et la température de l’ordinateur reste normale, ce qui est surprenant mais appréciable. La machine a une autonomie de plusieurs heures sans rechargement (une journée). Pour l’instant, je n’ai pas eu besoin de la recharger. Elle peut même rester en veille la nuit et conserver suffisamment de batterie pour le lendemain.

Je n’ai rien trouvé de négatif à dire sur cette machine. Même la connectique limitée ne me dérange pas plus que ça, parce que malgré tout, 90% du temps on n’a besoin que du wifi.

Donc une première impression très très bonne et qui confirme tout ce que j’avais lu ou entendu sur internet, dans les différents tests que j’ai pu consulter. Je crois donc déjà pouvoir dire, sans tellement plus de recul, qu’il s’agit d’une des meilleures machines qu’il m’ait été « donné » (quoique) de posséder. J’attends la suite avec impatience.

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