Le Tréport fête les 150 ans de la gare et de l’arrivée du train

Ce samedi 14 mai, nous fêtions l’arrivée du train au Tréport et la création de la gare, en 1872. Pour l’occasion, de nombreuses animations et concerts étaient organisés dans la gare et aux alentours, toute la journée. Un train spécial (historique, mais plus récent que celui de 1872) était affrété et partait de Paris Nord, avec une halte à Blangy-sur-Bresle. De ce train devaient débarquer tous ceux qui souhaitaient arriver au Tréport pour fêter dignement les 150 ans du train, certains en costume. Le train contenait également son lot d’élus locaux (maires et députés).

Une foule inhabituelle en gare en vue de l’arrivée du train historique

C’est vers 12h30 qu’apparaissait, au son de la fanfare BBCP (Brass Band de la Côte Picarde), le train historique affrété depuis Paris.

Arrivée du train historique tracté par une motrice diesel
Le train à quai

Sont descendus du train, outre les voyageurs ordinaires ayant réservé leur place pour ce voyage extraordinaire, les officiels participant à l’évènement : les membres du Comité de Sauvegarde des lignes ferroviaires du Tréport-Mers, les maires des localités concernées, le président de la communauté de communes et les députés de la Somme et de la Seine Maritime, principaux départements concernés par le succès de la réouverture de ces lignes.

Des habitantes en costume plus ou moins d’époque, rappelant la Belle Époque et les congés payés
De gauche à droite : les députés Sébastien Jumel (PCF), Emmanuel Maquet (LR) et le maire du Tréport, Laurent Jacques, entourant nos joyeuses voyageuses costumées.
Une ambiance vraiment historique. Merci aux cheminots de tous temps.
Le BBCP : le Brass Band de la Côte Picarde jouait du “Abba” pour l’occasion. Un rapport avec le concours Eurovision, ayant lieu le même jour ?
Inauguration de la plaque commémorative apposée sur le mur de la gare, côté quai.

Pour l’inauguration de la plaque commémorative, quelques discours furent prononcés, et en premier lieu celui de Brigitte Troquet, la présidente du comité de sauvegarde, de Laurent Jacques, des députés Sébastien Jumel (PCF) et Emmanuel Maquet (LR) et du représentant de la région Hauts-de-France. Nous avions déjà remarqué que l’action très engagée des différents élus allait au delà des couleurs politiques des dits élus, qui se battent depuis des mois, des années, contre une politique libérale visant à supprimer ces petites lignes historiques et régionales, qui sont pourtant considérées comme des « lignes de vie ».

Pour rappel, le Tréport-Mers est actuellement desservi par deux lignes :
La ligne Beauvais-Abancourt-Le Tréport/Mers qui a été réouverte en 2021 après 3 ans de travaux et permettant de rejoindre Paris via au moins une correspondance à Beauvais, en plus de 3h. Le comité se bat pour l’amélioration des conditions de circulation sur cette ligne et notamment pour l’augmentation du nombre de trains quotidiens (actuellement 5 AR maximum, à des horaires souvent pas très pratiques), la diminution du temps de correspondance et l’établissement de trajets directs Le Tréport-Paris (sans changement) sur les week-ends.
La ligne Abbeville-Le Tréport/Mers, actuellement fermée et ceci depuis 2018, mais desservie par car depuis Abbeville, pour un prix très modique, et qui permet de relier la capitale en 2h45 au minimum. Le comité lutte pour la réouverture de cette ligne, dont le coût augmente d’année en année, en raison des lois votées récemment et qui obligent à réviser l’ensemble des passages à niveau de la ligne, actuellement au nombre de 27. Le coût initialement annoncé de 40 M d’euros, se chiffre désormais à 80 M d’€ et pourrait atteindre les 150 M, ce qui est évidemment un frein au rétablissement de la ligne.

Cette journée de commémoration était donc là pour se souvenir que le train est un mode de transport historique constituant une véritable avancée pour relier les territoires, et qu’il devrait le rester, dans une société du « tout voiture », à un moment où justement nous souffrons de trop de transports individuels, de pollution, du réchauffement climatique, et d’un manque général de « collectif ». En outre, l’augmentation du prix du carburant, du fait de la guerre en Ukraine, et qui au delà, ne devrait pas véritablement s’arrêter, nous rappelle à quel point il faudrait remettre en œuvre une politique de transports communs, plus écologiques et profitables à tous.

Le résumé de cette journée au 19/20 de France 3 Picardie :

https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/emissions/jt-1920-picardie

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